Suzuka, un circuit moins excitant ? La vision de Verstappen et Tsunoda sur le GP du Japon

Suzuka, un circuit moins excitant ? La vision de Verstappen et Tsunoda sur le GP du Japon
Verstappen (Instagram)

Dans l’univers sans cesse turbulent de la Formule 1, il est rare de trouver un consensus parmi les coureurs aguerris. Toutefois, un sujet semble avoir récemment uni les voix : la difficulté, ou plutôt l’absence de celle-ci, à piloter une F4 sur le circuit de Suzuka. Max Verstappen, la star montante de la course automobile, a confirmé les propos quelque peu controversés de Yuki Tsunoda, qui avait déclaré trouver presque ennuyeux de conduire sur le mythique circuit japonais en raison de son expérience pléthorique, se chiffrant en milliers de tours.

Verstappen, lors d’une conférence de presse précédant le Grand Prix du Japon, a acquiescé à cette idée, faisant écho aux sentiments de Tsunoda. Il indiqué que le défi de Suzuka s’amenuisait considérablement lorsque l’on aux commandes d’une F4, une machine à la performance considérablement moindre que ce que ces pilotes habitués à manier.

La critique ne s’arrête pas là. Verstappen, connu pour son franc-parler, a élargi son analyse au-delà de Suzuka, ciblant le monde naissant de la Formula Academy. Le championnat, destiné à promouvoir le talent féminin en course automobile, a récemment fait ses débuts à Djeddah, en Arabie Saoudite. Cependant, d’après Verstappen, les véhicules employés ne sont pas à la hauteur. Il a argumenté que la lenteur des voitures de la Formula Academy n’est pas propice à la préparation des jeunes femmes aspirant à rejoindre les rangs de la Formule 1.

Le pilote néerlandais a exprimé ses inquiétudes

Il a mis en lumière l’absence d’une étape intermédiaire qui pourrait véritablement élever le niveau de compétition pour ces talentueuses conductrices. Verstappen ne remet pas en question le principe du soutien, mais plutôt la stratégie mise en place pour parvenir à cet objectif.

Max Verstappen a également abordé le sujet du sim-racing, un domaine où les femmes représentent une minorité comparativement à leurs homologues masculins. Il a souligné qu’au sein de son équipe, RedLine, la présence féminine encore à désirer, mais il a affirmé que les portes ouvertes à toute sim-racer rapide et compétente, indépendamment de son genre. Pour lui, la performance est l’unique critère de sélection, reflétant ainsi la nature intrinsèque du sport automobile : un monde où seules comptent les compétences et la vitesse.

Tout compte fait, les réflexions de Verstappen soulèvent des questions cruciales sur l’avenir de la course automobile féminine et la manière dont les jeunes talents doivent encadrés et aidés pour atteindre les échelons supérieurs de ce sport exigeant. En définitive, c’est un appel à l’action pour une refonte de la stratégie d’encouragement des futures pilotes de Formule 1.